Le botox et les préjugés sont-ils bons pour la santé relationnelle ?

Suite du post du 16 mai sur le documentaire de France 5, « Au cœur du cerveau » de David Eagleman (disponible en replay) et qui m’a passionné.

De quoi a besoin le cerveau pour son développement ?

De nutriments, d'oxygène, d'eau et….des autres personnes !

Notre cerveau a besoin que nous nous mettions à la place de l’autre pour en interpréter ses émotions sans préjugés. Notre développement harmonieux en dépend.


Les expériences montrent que du fait de nos neurones miroirs, nous reproduisons inconsciemment sur notre visage les expressions perçues chez notre interlocuteur.

Notre cerveau a ainsi besoin que nous nous mettions à la place de l’autre pour en interpréter les émotions. Quand nous ne sommes pas en mesure de reproduire ces micro-mouvements perçus, nous sommes moins capables d’analyser correctement la situation de l’interlocuteur. C’est le cas des personnes botoxées.

Le botox paralyse les muscles d’expression à l’origine des rides. Les rides disparaissent presque mais l’expression aussi. Du coup, les personnes au visage botoxé ont plus de mal à reproduire facialement les expressions de leur interlocuteur. Elles sont moins à même d’en interpréter correctement les messages non verbaux. Elles ont également plus de difficulté à montrer leurs propres émotions sur leur visage, ce qui peut les faire juger plus froides ou distantes.

Par ailleurs, notre cerveau a une autre façon de nous aider à comprendre les autres : la résonance. Il est programmé pour entrer en résonance avec les systèmes d’autres cerveaux.

Parmi ceux-ci, le système de la douleur. La perception de la douleur est au centre de notre relation aux autres. Quand on voit quelqu’un souffrir physiquement ou moralement, notre propre réseau de la douleur s’active pour nous faire ressentir émotionnellement celle d’autrui.

Cette douleur a un but : nous encourager à tisser des relations sociales. Ainsi, le sentiment d’exclusion active le réseau de la douleur émotionnelle pour inciter l'individu à appartenir à un groupe. Ce groupe peut être social, culturel, religieux, professionnel, ethnique, comportemental, etc.


En groupe, nous sommes plus en sécurité, plus productifs et plus à même de surmonter les défis. Ce sentiment instinctif a permis à l’Etre humain d’atteindre le niveau de développement où il se trouve aujourd’hui.

Puisque nous sommes programmés pour interagir avec les autres, autant le faire au bénéfice de chacun et de la communauté. Notre avenir harmonieux en dépend ! Sinon...

La médaille a son revers : il n’y a pas de groupe sans exclus. Etre inclus dans un groupe nous exclut forcément d’un autre groupe. Au pire, nos instincts grégaires peuvent nous pousser à des atrocités.


Qu’est-ce qui vient alors court-circuiter le fonctionnement sociable de notre cerveau ?

En fait, notre cerveau fonctionne différemment selon le groupe auquel il est confronté. L’empathie à la douleur diminue avec l’éloignement géographique, sociétal, culturel, comportemental. Un simple préjugé cataloguant négativement tel ou tel groupe suffit à changer la relation de notre cerveau face à la douleur d’autrui.

L’objectif de toute propagande négative est de bâtir délibérément et à grande échelle des préjugés sociaux, culturels, raciaux ou religieux. Elle tend à faire considérer par le cerveau certaines catégories de personnes comme des objets. Du coup, le câblage sociable du cerveau n’est plus activé. Ceci limite d’autant l'empathie vis-à-vis de ces personnes déshumanisées par les préjugés. Les règles morales réservées aux humains ont donc moins de chance de s’appliquer.

L’antidote, c’est de se mettre à la place de l’autre. Le cerveau est câblé pour cela. Il s’agit de mieux comprendre les autres et de se forger son propre avis, indépendamment de la doctrine officielle.


En activant le câblage sociable du cerveau, on court ainsi moins le risque de déshumaniser d’autres personnes. On facilite la coopération favorable à l’épanouissement du genre humain.


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